Mon billet était prêt depuis quelques jours. Je ne savais pas ce qui m’empêchait de le publier. J’avais de petites modifications à y faire. Soit ! Mais, de petites choses qui ne pouvaient me prendre plus de 10 minutes. Depuis ce matin, je sais ce qui me retenait de publier ce fameux billet. Il me fallait recevoir ce coup de fil. Comme d’habitude, l’une de mes amies, future ingénieure de son état, a voulu savoir comment j’allais. Et surtout, pourquoi ce silence sur mon blog depuis des semaines.

Une femme repasse les seins de sa fille. Crédit photo: Cameroononline

Une femme repasse les seins de sa fille. Crédit photo: Cameroononline

Je vais publier un billet sur mon blog aujourd’hui » (j’étais soudain pleine d’assurance)

- « Sur quoi ? »

- « Je vais parler du repassage des seins ! »

Silence au bout de la ligne…Une chose qui ne nous arrivait pas souvent. On avait toujours des choses à se raconter. Moi, sur le Cameroun qui ne changeait pas et elle, sur cet autre pays où les étrangers étaient toujours étrangers, où elle ne se sentait pas chez elle. Le silence continuait et je ne savais vraiment quoi lui dire pour rompre ce moment semblable au bruit du cimetière … Un silence étranger à nos conversations habituelles.

- « Josie, c’est terrible ! Sais-tu ce qu’on ressent à la fin ? Sais-tu ce dont on se rend compte en grandissant, quand tes amies te disent que leurs seins n’ont jamais été repassés ? On a l’impression d’avoir subi un viol d’une autre façon. On se sent dépouillé, sali ! »

- « Mon Dieu ! Tu l’as aussi subi ? Oh seigneur ! »

(Trop d’images m’ont traversé l’esprit. Elle ne m’avait jamais confié ce secret. On était pourtant proche. Je me suis ressaisie : il y a des secrets qui ne sont pas ‘confiables’ )

- « Je ne suis pas la seule. Toi en écrivant ton papier tu y as pensé. Tu sais, je l’ai subi pendant plus de trois ans. Dès l’apparition de mes petits seins. C’est terrible non ? Maman est pourtant allée à l’école. Mais, ça ne l’a pas empêchée de me « masser » les seins. Comme de nombreux autres… Je n’ai même pas le courage de faire les tests du cancer des seins. Depuis que je suis ici, j’ai pourtant la possibilité de le faire. Mais, j’ai peur ! Et si j’ai cette terrible maladie Josie ? »

Nous avons parlé. Durant des minutes. J’ai essayé de lui parler. Nous avons longuement discuté. Reparlé. Nous nous sommes séparés avec cette peur au ventre. J’avais peur pour elle et pour les autres. Et si jamais si… ? J’ai alors repassé en séquences ces quelques informations que j’ai recueillies. Les mots de ces personnes que j’ai pu rencontrer.

Je n’ai jamais voulu parler de ce sujet trop sensible. Il me touche. Dans tous les sens, j’ai trop de victimes autour de moi. J’ai voulu me taire. Mais, que faire quand autour de toi, la télé, Internet, les magazines et autres qui vantent la beauté féminine, n’ont aucune influence chez certaines personnes qui continuent de se dire : « Les seins de ma fille ne doivent pas pousser très vite ! Il faut tout faire pour les masser ».

Un 21 mars 2014, je rentre d’un reportage avec une amie journaliste. Nous sommes dans un taxi. Et je lui demande si elle connaît des filles, femmes, dont les seins ont été massés ? Je lui explique alors que j’ai envie d’y consacrer un billet et peut-être un plus. Le silence s’installe entre nous. Je veux savoir pourquoi elle semble soudain perdue dans ses pensées. Pourquoi elle ne me répond pas.

« Est-ce que c’est une mauvaise chose Josie ? J’ai passé mon enfance en voyant les mamans masser les seins de leurs petites filles », me lâche-t-elle. Et elle insiste : « Est-ce mauvais Josie ? »  Elle attendait un « non » et j’ai plutôt dit oui. Elle a alors repris :

« Tu sais, j’ai grandi en pensant que c’était une bonne chose. Que c’était normal. J’ai grandi en croyant que ce n’était pas mauvais. J’ai grandi en voyant maman masser nos seins. Ceux de mes grandes sœurs. Oui Josiane. Maman l’a fait. Elle me disait que mes seins poussaient trop vite. A 10 ans, j’avais déjà des petits seins qui se formaient. Elle disait que ce n’était pas bon signe, que les hommes allaient trop me regarder. Elle a donc massé mes seins pour les diminuer. »

Le repassage est donc ça chers lecteurs ! Diminuer les seins de sa fille. Il faut surtout qu’aucun regard masculin ne puisse voir ces petits bourgeons se former. La petite fille aura ses seins, c’est sûr. Mais, lorsqu’elle sera plus grande. Quand ? « Lorsque diminuer deviendra impossible », m’a lâché une adepte du massage. « Et là, ma fille sera déjà grande. Elle pourra savoir les bons et mauvais hommes », a-t-elle poursuivi. Autour de moi, il y a tellement de victimes, tellement de femmes qui le pratiquent.

Paroles de pratiquantes

Moi, je ne comprendrai probablement jamais cet acte. Je ne le conseillerai jamais et je le combattrai avec ma dernière énergie. Malheureusement, toutes celles que j’ai rencontrées ont des raisons. Elles se disent qu’elles font une chose normale. Et mes petites leçons de morale se noient dans leurs raisons !

« J’ai cinq filles. Leurs seins ont été repassés. Mes filles n’ont rien eu de mauvais. Deux ont aujourd’hui des enfants. Moi-même, ma maman a repassé mes seins. Mes trois sœurs aussi. C’est normal. Repasser les seins de sa fille, ce n’est pas la mort. Les seins des enfants poussent trop vite. Les hommes sont pervers. Et c’est cette partie qui les attire le plus souvent sur les petites filles. »

Et à une autre de renchérir : « Je vois des femmes dire à la télé qu’il faut punir des femmes comme nous. Des femmes qui massent les seins de leur enfant. Je veux demander à ces femmes si elles sont contentes de voir leurs petites filles de 9 et 10 ans avec de gros seins ? Ces enfants sont exposés au viol. »

« C’est normal. Depuis des siècles, nos parents, grands-parents le font. On n’a jamais entendu parler de cancer de seins. Pourquoi maintenant ? Ma première fille a aujourd’hui 32 ans. Elle a deux filles et si elles ont des seins très tôt, je pense qu’on va les masser. »

Leurs instruments

Une pierre, des épluchures de bananes plantain et les feuilles d’un arbre « ngwollne » (je le prononce en ma langue maternelle) passées sur un feu à bois. Et les serre-seins aussi !

Dès que tout est bien chaud, on les passe sur des seins nus. On masse encore et encore. La petite fille, qui généralement croit que tout est normal, crie de douleur. Elle a mal. Mais, sa maman lui répète que tout va bien et que c’est pour son bien.

Certaines femmes après les massages mettent des serre-seins sur la poitrine de leur fille. Ce tissu, plein d’élastiques, sert à compresser les seins de la jeune fille, à les aplatir.

J’ai assisté à cet acte… Je m’en veux un peu de n’avoir rien pu faire. Mais, qu’aurai-je pu faire vraiment ? J’espère que mon billet pourra faire changer de mentalités, même si au fond de moi, je sais que le chemin est long !

Je veux juste dire à nos mamans, à nos tantines, à nos grand-mamans, laissez les seins de vos filles, nièces, petites filles, tranquilles. Nous vous appelons toutes mamans :

S’il te plaît maman, laisse mes seins tranquilles !      

42 Thoughts on “S’il te plaît maman, laisse mes seins tranquilles !

  1. Et dire aux hommes qui porte ce regard sur la poitrine des gamines qu’ils sont les complices de cette torture ? Et dire aux mères d’apprendre à leurs fils le respect des femmes ? Et dire aux pères qu’ils peuvent montrer un autre exemple ?
    Oui, il faut du temps pour changer ce qu’il y a dans les têtes.
    Merci de cette sensibilité.
    Sourire

    • Tu as tout dit JR. Mais seulement, j’ai envie de demander à nos mamans ce qu’elles ressentent après avoir repasser les seins de leurs enfants. C’est terrible ce que ressent l’enfant JR.

    • Ah! Cher ami, j’ai bien aimé ton raisonnement de culpabilité et de responsabilité dans cette torture. Mais je pense très humblement que les plus grands coupables sont ces mères criminelles qui exposent leurs filles à toutes ces atrocités.

      • De Rocher il faut chercher quoi faire surtout. Je me dis qu’il faut sensibiliser les mamans par rapport à ces actes. Je pense qu’elles doivent comprendre que le repassage des seins est une pratique à éliminer. Et là nos gouvernants doivent s’impliquer, surtout chez nous au Cameroun.

  2. impossible, je pense que si nos seins poussent vite, c’est parce qe la nature le veux ainsi, on ne doit pas allez contre, l’argument des mamans est certes solide mais elle doivent conseiller leurs enft pour qu’elles évitent de mauvaises fréquentations.

  3. Ahlem B. on 16 avril 2014 at 12 h 38 min said:

    Merci pour ce billet. J’ai appris récemment et par hasard qu’on « repassait les seins »… C’est terrible…terrible! Merci d’élever la voix pour en parler, et dénoncer ces pratiques odieuses, non! ignobles…

  4. Cette pratique est inhumaine. Dis Josie, est-ce que le massage des seins empêche que le viol ait lieu au Cameroun ? Que font les autorités pour arrêter cette torture ‘normale’ ?

  5. C’est bien de nous rappeler une de ces pratiques qui ne nous honorent pas en tant qu’africains. Cependant, la préoccupation derrière cette pratique nous interpelle à plus d’un titre : comment préserver nos jeunes filles de la convoitise de certains hommes de peu de scrupules ? Comment de manière générale les enfants pourront vivre leur enfance sans qu’un événement tragique leur arrache leur innocence ? Le défi qui est posé là est grand et je pense qu’un certain nombre d’actions peuvent déjà être menées :
    1. Dénoncer avec les autres femmes tous ces abus et toutes ces pratiques qui traumatisent les femmes
    2. Soutenir toutes les initiatives de sensibilisation et d’éducation
    3. Faire du lobbying et du plaidoyer pour obtenir des changements dans la loi et des actions des diverses autorités

    Je crois que seule l’action peut faire bouger les lignes.

    • Je pense que tu as tout dit. Vraiment tu as donné les réponses, car il y a une principale raison derrière le repassage des seins ( en fait celle qui revient de manière régulière): les parents ont peur du regard des hommes sur leur petite fille. Et comme tu l’as dit, il faut que les femmes dénoncent ensemble ces pratiques, soutiennent toutes les initiatives allant dans ce sens, sensibilisent et éduquent. Merci de ton passage !

  6. Youahhh…Je ne savais pas cela, Josie, vous vous lancez dans un sujet de socio-pédagogie du repassage des tétins. Merci pour ce billet, qui est très in–formant sur des pratiques ancestrales qui sont aux final peut-être pas sans danger.

    • Fc ce ne sont pas des actes ancestrals. Ils ont résisté au temps et aux hommes. Fc essaie de visualiser cette image: une petite fille âgée d’à peine 8 ans. Ses petits seins on poussé. Sa maman l’appelle dans sa cuisine. Elle lance soit une pierre, les épluchures de bananes ou plantains, des larges feuilles, dans un feu de bois. Ca chauffe. Elle prend ensuite ces « instruments » et les passe sur les seins de la petite fille. Elle masse et masse. La fillette crie de douleurs. Imagine la même chose de manière régulière. La première conséquence est psychologique. Et si il y a des risques sanitaires…

      • Je m’excuse pour la réponse pas spécialement intelligente que j’ai pu vous faire chère Josiane, et je suis entièrement d’accord avec vous sur la terreur psychologique que peuvent ressentir des jeunes enfants dans de pareille situation.
        Maintenant si vous le permettez abordons le problème non plus sous sa forme, mais sur les raisons qui pousse les mamans a de tels agissements et les papas a de telles acceptations.(je fais ici référence à Fofana)
        Le problème de fond n’est à mon humble avis par la taille des seins, mais l’éducation des hommes et aussi des femmes.
        Une femme n’est pas un (simple) objet sexuel que l’homme peut avoir à faire usage quand bon lui semble pour satisfaire ces bats instincts naturel tout autant que la femme quels que soient ses attraits n’a pas à offrir en échange.Certains(nes) penseront que je manque d’imagination, qu’importe!
        C’est un vaste problème sociétal qui repose sur l’éducation et le comportement dans son ensemble, qu’est-ce qu’une femme qu’elle est sa place face à l’homme dans nos sociétés traditionnel ou pas, si sa position n’est pas bien définie pour le bien de tous, elle, la femme ne restera qu’une machine à faire des bébés un distributeur de tendresse voulu ou vendu et un accessoire de cuisine autonome sans fille et bio dégradable, personnellement, je pense que la place de la femme est bien plus que cela. Que serions-nous si vous n’étiez pas là !!
        alors qu’un homme (parfois, mais pas toujours) peut-être adulte voir aussi un père (inceste)qui viole un enfant en bas âge qui plus est, là, nous faisons face un acte criminel (pédophilie), la castration chimique ou naturelle s’impose.

        J’ai écrit pratique ancestral et vous me dites que « non » alors que sur wiki, il écrive « Le repassage des seins est une pratique traditionnelle répandue notamment au Cameroun (où près d’un quart des femmes l’auraient ) « je ne comprends pas la nuance entre traditionnel et ancestral, puis je recevoir un éclairage ?

        Encore merci a vous chère Josiane, pour l’intérêt que vous portez à votre prochain, merci.

        • ERREUR
          Le problème de fond n’est à mon humble avis pas la taille des seins,

        • Tu sais Jc mon problème n’est pas dans l’origine du repassage des sens. Mais plutôt sur ce qu’il est. C’est une pratique qui n’honore pas la femme. C’est une pratique incompréhensible, inhumaine à mon avis. Cette pratique à des conséquences énormes surtout sur le plan psychologique. Cet après midi, je causais avec des personnes qui me l’expliquaient: « en grandissant, on a honte de son corps, de ses seins. On pense qu’on aurait pas dû avoir des seins. Que ce n’est pas normal… ». Fc j’espere que tu comprends pourquoi il faut combattre ces pratiques. Certaines femmes ont des brulûres de tout genre. Il y a des risques de maladie aussi !
          .

  7. merci pour ce billet.
    L’idée qui m’impressionne dans cette pratique c’est que la justification de l’acte est la « protection » des jeunes filles… On ne sait pas quoi penser des hommes… ou du moins l’image de l’homme qu’il y a au coeur de l’acte.

    • Julia je pense que nous devons cesser de trouver des justifications à ces actes. Moi je vois des jeunes filles qui sont violées chaque jour. Elles ont souvent deux ans. Elles sont encore des petits bébés. Je veux juste faire comprendre aux mamans, femmes que nous sommes que la solution n’est pas le repassage des seins. il faut trouver des strategies de lutte. Combattre tous ces maux !

  8. C’est ahurissant. Je n’ai jamais entendu parler de ça. C’est assimilable à l’excision. Pour prévenir les viols, il n’est pas nécessaire de pirater la dignité et la sensibilité des filles. Bel écrit, et idées pertinentes.

  9. Je ne suis pas totalement contre cette pratique qui vise a diminué les seins des jeunes filles à leurs bas âges. D’ailleurs, je suis d’accord avec certains témoignages, lorsqu’on apprend que des enfants (filles) de 9 à 10 ans tombent enceinte parce que leurs seins poussent vite. Ces cas sont légions en Côte d’Ivoire où le ministère de l’Education nationale vient de dénombrer de millier de cas de grosses en milieu scolaire. Quelques chiffres pour étayer mes propos:

    5076 cas de grossesses dont:
    49 en classe de CE2 (8 à 10 ans)
    172 en classe de CM1
    916 en classe de 6ème
    530 en classe de 3ème
    529 en classe de Terminale

    Source: Fraternité matin (Journal gouvernemental) du 03 mars 2014

    • Fofana et ces fillettes âgées de 2,3,4,5,6,7 ans qui sont violées chaque jour? Ont-elles des seins ? Non ! Cessons d’encourager des mauvais actes FBI. Ces petites filles ne tombent pas enceintes parce que les seins poussent trop vite. Si non, pourquoi les autres filles de leur âge ne tombent pas enceintes ? Pourquoi des filles de 15, 16 et 17 ans tombent aussi enceintes? Moi je pense que tes arguments ne tiennent pas. Il y a un problème dans la chaîne que constitue le papa, la maman, l’enfant et les hommes. Bref et la société en général. Les parents échouent parfois dans leur rôle protecteur ( moi j’en sais quelque chose). Mais n’oublions pas que notre société subit de nombreux changements. Il faut éduquer, sensibiliser, punir et éduquer. Mais sache aussi que les grossesses précoces ont toujours été les problèmes de la jeunesse. Juste te dire que le repassage des seins n’est pas une solution. Au contraire, il faut combattre ces actes qui n’honorent pas notre société. Mais une question: es-tu prêt à repasser les seins de ta fille avec une pierre, des épluchures de bananes ou plantains, les spatules et les feuilles de plantes chauffés correctement au feu de bois ?

      • « je pense que tes arguments ne tiennent pas. »
        Peut-etre faut-il comprendre que Fofana n’aime pas les fortes poitrines,qu’importent les risques de cancer du sein la mal traitances psychologiques des enfants et la perversion masculine….

  10. Julia je pense que nous devons cesser de trouver des justifications à ces actes. Moi je vois des jeunes filles qui sont violées chaque jour. Elles ont souvent deux ans. Elles sont encore des petits bébés. Je veux juste faire comprendre aux mamans, femmes que nous sommes que la solution n’est pas le repassage des seins. il faut trouver des strategies de lutte. Combattre tous ces maux !

  11. Un petit tour en Anthropologie nous donnera quelques astuces pour connaitre exactement les motivations que nos aïeux avaient à pratiquer le « Repassage des seins ». J’avoue ma faiblesse sur des sujets aussi sensibles et controverse concernant les jeunes filles comme cette pratique qui est un peu bizarre quand même. Mais, je peux déjà postuler que la plupart des « pratiques » que nous considérons comme des héritages anciennes et qui n’ont jamais, oui, je dis bien jamais connus d’effets secondaires sur celles et ceux qui l’avaient subis sont aujourd’hui décriés comme des pègres. En d’autres termes, pourquoi c’est lorsque nous avons connu la colonisation que ces pratiques deviennent néfastes et dangereux pour les êtres humains et pour la société? Voilà où se trouve ma problématique. Je reste donc sur ma faim par cette analyse superficielle que tu as fais de ce sujet, Josiane! En lisant ton billet, tu donnes l’impression d’y mettre beaucoup de foi dans la nécessité à trouver une solution pour qu’un envieux comme moi n’ai pas l’œil sur ta fille. Tu peux même faire quoi contre notre nature? Franchement notre « troisième pieds » t’a fait quoi pour tu nous indexe dans vos affaire de femme et de « petits bébés »? Tu crois qu’il y a encore des « petits bébés » ici dehors? Walaï, mais sans blague, il faut tout de même condamner ces pratiques qui ne sont pas à conseiller du tout.

    • Heureusement qu’à la fin, tu condamnes ces pratiques. Tu sais, je parle des faits en évoquant des cas pratiques. Ce sont des pratiques ancestrales. Soit. Mais penses-tu vraiment que repasser les seins des petites filles soient « normales »? Je ne le pense pas. Et je suis contre cette pratique. Cessons de dire que tout à changer avec la colonisation. Non !

  12. Lorsque j’étais petite, j’ai vu un documentaire sur le repassage des seins j’ai tellement prié cette nuit là pour que sa ne m’arrive jamais. Et comme si sa ne suffisait pas mes camarades de classe en parle. je n’ai même pas eu le courage de demander à ma mère si elle va l’appliquer sur sur moi.

    en fait il y a eu plus de peur que de mal Dieu merci elle fait partit du corps médical .

    Mais cette pratique est inhumaine franchement!!!

    • Danielle, estimes toi vraiment heureuse et chanceuse. Plusieurs petites filles comme tes petites copines de l’école primaire n’ont pas eu cette chance. Cette pratique est vraiment inhumaine. Les seins sont un don naturel de Dieu!

  13. on m’a dit que ma mère le faisait sur ma tante, elle me dis souvent « ta mère aurait été contente de te voir vu que tu n’as pas de poitrine » mais je demande alors à moins d’avoir du balcon j’ai les fesses, et ce ne sont pas les regards qui manquaient et qui manquent,, elles vont alors faire comment avec nous? nous masser les fesses? peine perdu le lutte contre le harcèlement des hommes si c’est la raison évoquée ici est de protéger les petites filles à l’école créer des tranches de cours pour leur donner des conseils sur comment faire face à ces prédateurs, et à la maison, créer assez de complicité pour que la petite fille s’exprime. avec ou sans seins une fille qui n’est pas éduquée ira avec ces prédateurs.
    vraiment laissez les seins grandir. je vois des garçons qui ont des pénis d’une longueur effrayante à un jeune âge mais est ce pour autant qu’on les circoncis une deuxième fois?

    • Salma tu as vraiment eu de la chance. Mais tu dis tout. Au lieu de repasser les seins des petites filles, on doit plutôt chercher comment les protéger autrement en leur élevant dans la dignité. Franchement que ce soit à l’école ou à la maison, on doit chercher les solutions dans ce sens.

  14. Waaah!!! c’est la première fois que j’entends parler de ça.
    Quelle histoire!!!

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  20. Très courageuse, Josiane !

  21. Merci beaucoup, ma belle d’en parler comme ca! Faut que ca cesse!

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